Following the publication of the winning and runner up entries, we are excited to present the highly commended entries for the Year 7-9 category of this year’s French Flash Fiction competition!
A huge well done to all of our highly commended entrants!
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Le Soleil
Je brûle depuis toujours,
offrant chaleur et lumière
à un monde qui oublie de lever les yeux.
J’enflamme l’aube,
j’embrase le soir,
et sous la pluie je crée des arcs de
couleurs.
Chaque printemps, je réveille la terre
endormie.
La vie renaît sous mon souffle.
Mais vous assombrissez l’air que je
traverse.
Un jour, vos champs se tairont,
vos terres se briseront,
et vous crierez vers moi.
Alors je brillerai encore…
mais peut-être trop tard.
– Ema Danileviciute, Year 9
La boîte à musique
Quand j’ouvre la petite boîte à musique, la chambre se remplit d’un
air fragile, presque vivant. C’était celle de ma grand-mère. Elle la
posait toujours près de la fenêtre, là où la lumière du soir touchait ses mains.
Depuis sa mort, je l’ouvre chaque dimanche. La mélodie est un peu
fausse maintenant, comme un souvenir qui s’efface.
Maman dit que ce n’est qu’un vieil objet.
Mais moi, j’écoute jusqu’à la dernière note.
Parce que pendant quelques secondes, sa voix revient.
– Mahek Amjad, Year 8
J’attends!
BOOM! Ma sœur a claqué la porte d’entrée. Je ne sais pas si elle va rentrer bientôt. Normalement, je m’entends bien avec Agathe, mais aujourd’hui nous nous sommes beaucoup disputées. Rapidement, j’ai couru à la fenêtre pour la chercher, j’ai scanné notre rue comme un robot. Je n’ai rien trouvé. Mon cœur battait plus vite à chaque seconde. J’ai pris le téléphone et composé le numéro d’urgence, qui est le 112 en France, et je leur ai dit qu’une fille de six ans avait disparu…
Maintenant, cela fait deux ans et j’attends toujours son retour à la maison.
– Elisabetta Federici, Year 8
En plein air
La rivière n’est pas bleu.
C’est sombre, turquoise, et vert
Avec des nénuphars qui dansent ensemble.
Je lécherais l’eau colorée et
Traduis le pont sur le tissu,
En colère, je le frappe avec de petits traits.
Aujourd’hui, le pont japonais est toujours vert,
Les arbres se font des câlins au fond,
Les nénuphars dansent sur la rivière étincelante.
Mais aujourd’hui, je prends rouge, orange, moutarde!
L’eau turquoise devient un marais fl ou.
Les points sont les traits prononcés.
La main qui me tient transpire, aveugle.
Il soupire; je me sens le même façon –
Comme un pinceau,
Qui peint en plein air.
– Heritage Agbaje, Year 9
Le Poids de la Couronne
Sous les pierres froides du vieux château,
Un jeune roi ne trouvait pas le sommeil.
La couronne d’or brillait trop haut,
Mais dans son coeur naissait le doute.
On parlait d’honneur et de victoire,
De terres prises par l’acier et le feu.
Mais chaque triomphe, chaque gloire,
Laissait un silence plus douloureux.
Car régner n’était pas seulement vaincre,
Ni faire trembler les nations.
C’était choisir, c’était se contraindre,
À porter seul mille décisions.
Quand l’aube éclaira les tours grises,
Il comprit enfin son fardeau :
Un vrai roi ne gagne pas sans blessures,
Il protège son peuple avant tout.
– Anah Imran, Year 8
Un jour à Paris,
la Tour Eiffel murmura des secrets aux pigeons.
Ils écoutèrent et acquiescèrent.
Puis, formant un petit groupe, ils s’envolèrent vers le Louvre.
Ils dirent à la Joconde qu’elle souriait étrangement.
La Joconde, agacée, sortit de son cadre pour manger un croissant.
Elle ordonna aux pyramides de cesser de briller,
car c’était trop bizarre pour un mardi.
La Seine observa la scène sans rien y trouver d’étrange,
mais l’univers avait visiblement oublié ses instructions.
Les passants s’arrêtaient et la dévisageaient,
Perplexes.
Mardi porta plainte contre la France,
et plus personne n’osa en parler.
– Iqra Zaheen, Year 7
Journal d’un cochon de l’espace
Buche de porc 568 : J’ai terminé un voyage de recherche agréable, mais infructueux, sur Fungoso. J’ai gardé tous les échantillons en lieu sûr, mon estomac ! Le siège de P.I.G. pourrait avoir son mot à dire.
569 : Je ne suis pas sûr que le champignon était bon pour moi! Je ne me sens pas bien ! Trop fatigué pour esquiver le vomi flottant. J’ai la fièvre équine, mais tellement froid. Les radars détectent une énorme source de chaleur près de moi. Je dois sauter dehors et m’approcher du soleil. Mmm, ça sent bon, mon Dieu… du bacon!
– Veer Khanna, Year 8
La promesse
L’amour, jadis enraciné dans un arbre, respirait avec toi. Enfant, tu suppliais ta mère de photographier tes bras enlacés autour de ce tronc fidèle, et tu pleurais lorsque ton père refusait de t’y emmener. Tu promettais d’y revenir toujours. Aujourd’hui, cette promesse n’est plus qu’un mirage. Tu avances, mécanique, la tronçonneuse grondant entre tes mains, le visage impassible. L’acier mord dans l’écorce, le cœur du bois cède, et l’arbre s’effondre. Ce lien tendre, autrefois vivant, s’est dissous dans l’indifférence. Tu murmures : « Je fais simplement mon travail », ignorant que tu abats aussi ce qu’il restait de toi.
– Eva Madan, Year 8
L’observatrice
Chaque jour, plusieurs personnes me regardent.
Je vois la douleur et le bonheur de tout le monde,
et je bouleverse profondément les enfants quand j’annonce la fin de leur récréation.
Mes aiguilles aident la communauté à gérer leur vie,
mais je suis jetée sans hésitation quand ma batterie s’épuise.
Sans moi, un homme d’affaires ne saurait pas quand aller à un rendez-vous ou comment se débrouiller.
Curieusement, je ne suis que vendue pour dix euros.
Une horloge est un outil essentiel.
Elle contrôle la vitesse avec laquelle nous vivons,
surtout, elle est une amie silencieuse qui nous soigne toujours.
– Ayaan Banerjee, Year 9
Il était une fois une
petite grenouille appelée
Petite Jimmy et un poisson
nommé Juliette qui vivaient
dans un étang horrible.
Ils étaient très tristes et
fâchés à cause de toute la
saleté. Ils ont alors décidé
de faire équipe pour
améliorer l’état de cet
étang et ont impliqué
beaucoup d’autres
personnes, tous les animaux
qui y vivaient. Ensemble,
ils ont travaillé très dur
et ont finalement
réussi à nettoyer complètement
l’étang. Le lendemain
matin, l’eau était cristalline
et propre. Tout le monde dans
l’étang était si heureux
et si content. Ils vécurent
ainsi le vrai bonheur pour toujours
en améliorant leur environnement.
– Kimberley Woollard, Year 7